La ZAD de Beynac n’est pas une zone de non-droit


La ZAD est légitimée par la majorité des citoyens qui a refusé le contournement de Beynac lors de l’enquête publique de septembre et octobre 2017. Si le gouvernement d’Edouard Philippe respecte l’expression de cette majorité et rejette la demande d’autorisation de travaux déposée par le président du Conseil départemental Germinal Peiro, la ZAD sera dissoute.


La ZAD est constituée :

:: pour que soit respecté l’engagement international de la France envers l’UNESCO, qui a classé le cours de la Dordogne comme le cœur d’une « réserve de biosphère » dans lequel ne doivent être réalisés que des projets de développement durable ; le contournement de Beynac avec ses deux ponts n’en est pas un ;

:: pour que soit respecté le code du patrimoine, qui protège les abords des monuments historiques ; les abords et les perspectives du château de Fayrac sont mutilées par le projet routier ;

:: pour que soit respectée la démocratie participative, telle qu’elle est établie par le code de l’environnement et la convention internationale d’Aarhus. Les enquêtes publiques successives depuis 1992, et notamment la dernière en 2017 (88% d’avis défavorables), ont toujours conduit à un rejet massif du projet par les citoyens ; l’avis de la commune de Beynac-et-Cazenac, la première concernée par le projet, n’a pas été pris en compte : il est défavorable ; 218 000 pétitionnaires ont signé sur place en donnant leur adresse pour que ce projet soit arrêté.


La ZAD est plus légitime que la majorité du Conseil départemental élue en 2015 qui a attribué des crédits considérables de son budget en détresse à un projet qui ne figurait pas à son programme électoral.

La ZAD est plus légitime que les participants à la manifestation « des écharpes en plastique » du 3 septembre 2017 à Vézac ; pour donner un semblant de légitimité au projet, des élus ont arboré des insignes républicains factices ; le président du département Germinal Peiro a usurpé l’écharpe de député de la quatrième circonscription de la Dordogne, alors qu’il ne l’était plus depuis trois mois et qu’il connaissait parfaitement l’opposition au projet portée par son successeur Jacqueline Dubois.

Elle est plus légitime que Jean-Jacques de Peretti, le Président de la communauté de communes de Sarlat et du Périgord noir qui, après avoir été sévèrement battu aux élections législatives, a changé d’opinion sur le contournement de Beynac, trahissant la commune de Beynac-et-Cazenac qui refuse depuis de siéger au conseil communautaire.

Elle est plus légitime qu’Alain Juppé qui, incité par le précédent, brade son autorité morale auprès du Premier ministre pour soutenir le projet, alors qu’il n’est que président de la Communauté urbaine de Bordeaux à 160 km de Beynac.




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