Libre Opinion

Périgourdins réveillez vous ! 


A t’on besoin d’un projet inutile, couteux et saccageur ?
Surtout quand on voit dans quelles conditions ce projet a mûri …


Opposants au contournement de Beynac, nous sommes des citoyens de la Société civile guidés par le seul souci de protéger nos biens communs qui sont ceux de nos enfants et des générations futures. 
Nous sommes les seuls à avoir lu en détail et décortiqué l’ensemble des dossiers des différentes étapes de la procédure administrative. Et avec le concours d’ingénieurs et d’experts écologues, nous avons analysé ces dossiers sous des angles  à la fois technique, environnemental et règlementaire.  Nous avons pu démontrer dans quelle arnaque le porteur de projet, président du département, nous avait embarqués. Toute la démarche a été bâtie sur un énorme mensonge:  à savoir celui de laisser croire qu'aucune autre solution alternative n'était possible. 
Du coup,  dans l’approche  "1° Eviter > 2° Réduire > 3° Compenser bien connue des dossiers d’impact, on a totalement mis sous le tapis "l'Évitement" pour passer directement à la case "Compensation" et donc aux dérogations pour être autorisé à mettre les pieds dans des zones hyper-protégées que sont Natura 2000 et le coeur d'une réserve de Biosphère Unesco.
Toutes les Instances de consultation ont été enfumées pour ne pas dire  « bernées » : Commission départementale de la Nature, des sites et paysages (CDNSP), Mission régionale de l’Autorité environnementale (MRAe), Commission nationale de la protection de la nature (CNPN), Commission départementale des risques environnementaux, sanitaires et technologiques ou Coderst ; on a vu comment ces  instances  fonctionnaient :  très peu de personnes osent lever le petit doigt. Nous avons, dans un courrier à la préfète,  signifié cette "anomalie" : elle nous a  répondu juste au moment de signer son arrêté, après avoir longuement hésiter :  "ne pas vouloir prendre le risque d'engager la responsabilité de l'État"… 
Les représentants de l'Etat, préfète en tête,  n'étaient, en fait,  pas complètement "dupes", mais pris au piège, n’ont pu faire machine arrière et ont laissé se poursuivre la procédure administrative comme une machine  infernale qu’on ne peut arrêter.  Nous estimons  qu'il y eu a là véritablement un manque de courage qui se traduit par une  complicité  « involontaire ».  Certes, on peut mettre, en partie cela,  sur les  dérives extrêmes de la décentralisation. Mais cet abandon des représentants de  l'État est très grave, car c'est ni plus ni moins que de la non-assistance à démocratie en danger. 

Et finalement, qu'on le veuille ou non,  le rapport CGEDD en voulant, dans un esprit louable de médiation,  être trop "complaisant" à l'égard du porteur de projet, a fortement nui à la loyauté du débat : la partie adverse, et leurs avocats,  ne voulant y voir qu'une éloge au projet de contournement, un comble!

On ne peut laisser un département déjà fortement endetté partir à vau-l'eau et un site exceptionnel être saccagé sans réagir, sous prétexte de satisfaire,  avec un projet totalement mégalo et inutile, aux caprices d'un Président de département qui se comporte comme un petit seigneur, totalement schizophrène à l'égard de l'Environnement. Nous l’avons maintes fois entendu lâcher : « si je savais qu’ avec ce projet je dégrade l’environnement, j’arrêterais de suite ». Ah oui ? Mais que ne l’a t’il fait !

On est un certain nombre à vouloir encore croire en une Justice 'juste et indépendante', mais serait-ce une utopie
Il n'empêche que le temps joue effectivement contre nous tous. Il y a bien,  contrairement à ce qu'en pensent les juges, urgence à agir!
Le porteur de projet le sait et fait accélérer, de façon machiavélique, son planning de travaux: l'objectif avoué étant de nous mettre devant le fait accompli : c'est une absurdité et une  irresponsabilité sans nom!  Il faut en tirer, de suite, les conclusions. 
D’ores et déjà, il faut que nous nous opposions par tous les moyens en notre pouvoir afin  éviter cet état de fait.  
Nous n’avons jamais eu de concertation préalable. Les règles démocratiques ont été bafouées : la DUP de 2001 sur laquelle s’appuie le projet est totalement obsolète et caduque ( l’objectif premier du projet de sécurisation et fluidification de la circulation n’est absolument pas respecté). Les conclusions de l’enquête publique AU sont contraires aux choix des 2600 personnes qui se sont  déterminées à  l’automne dernier. La justice est « inexistante » et totalement dépendante du pouvoir en place. Il n’est qu’à voir le nombre d’affaires déboutées ou les recours classées sans suite, et tout récemment les référés non recevables…  
Néanmoins, nous partons en Conseil d’État : nous souhaitons voir comment nos recours vont être acceptés et traités sur le fond. Mais est-ce suffisant ?
Quelles autres voies de recours nous reste-t’il  pour non seulement faire entendre la voix de la raison mais surtout obtenir un écho favorable de l’Etat?  
Il nous  reste la contestation et l’opposition sur le terrain !
En France, et l’on s’en rend compte dans tous les mouvements de contestations, ça a toujours été une pratique institutionnelle :  il faut commencer par se taper dessus avant de se mettre autour d’une table pour négocier. Nous croyions ce comportement passé de mode, ça reste encore, malheureusement,  la seule solution pour faire bouger les lignes. 
Quoi qu’ait pu en dire ou écrire certains médias, la fameuse "Zad" de Beynac n’est pas en léthargie, ni même,  comme la biodiversité,  en voie d'extinction. Suite notamment à une infiltration d'éléments incontrôlables amenés par des représentants des RG, un auto-nettoyage s'est opéré de lui-même. La Zad reste, plus que jamais,  un outil réactif.  

Il est urgent, Chers Périgourdins, que vous ouvriez les yeux et réalisiez que, dans quelques semaines, on risque de se retrouver dans l’irréversibilité !
Les habitants de La Treille, avec l’énorme emprise du chantier, commencent tout juste à découvrir l'horreur de ce projet et l'ampleur des dégâts!  
Il est urgent de réagir : Rien n’est plié. Comptons nos « alliés » dans cette affaire
 -  au niveau départemental, Il n’y a pas que les « châtelains » :  le sénateur et ex-président du département Bernard Cazeau, la députée Lrem Jacqueline Dubois, un grand  nombre de maires à commencer par celui de Beynac, Alain Passerieux,  mais pas que … mais aussi beaucoup d’autres élus tels des députés européens, conseillers régionaux, conseillers départementaux et municipaux, et bien sûr,  il y a vous,  chers Périgourdins ! 
 -  au niveau national : Mme la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, Le Mr "patrimoine" du gouvernement, Stéphane Bern, le Jardinier de Versailles, Alain Baraton, Mr le ministre de La Transition écologique, Nicolas Hulot, et ses principaux conseillers,  et bien d'autres !
Nous avons cru  comprendre que le Président de la République comptait venir prochainement en Dordogne : il faut qu’il vienne en connaissance cause.
Or, Emmanuel Macron affiche publiquement vouloir croire en la démocratie participative,  aux contre-pouvoirs (ou « garde-fous »)  et à la préservation de la biodiversité et du patrimoine: Avec notre opposition à ce projet, on est en plein dedans ! 

Ayez ce sursaut républicain, rejoignez-nous ! manifestez avec nous votre désapprobation face à cette situation ubuesque, en en référant directement à l’État.
Il est donc urgent que l’État vienne constater l’état de la situation sur le terrain et stopper net ce « carnage » !